Ishi gaki (mur de pierres)

L’origine des Ishigaki remonte à l’époque des châteaux fortifiés japonais Nihon no o shiro, où les murs tenaient le rôle de fondations extrêmement solides. Sur ces fondations était alors élevé le château en question.
Contrairement aux châteaux forts européens qui étaient entièrement construits en pierres, les châteaux japonais possédaient une charpente en bois d’une charge colossale. Le rôle des fondations était donc primordial et vital puisque les conditions climatiques de ce pays sont relativement rude, notamment avec la saison des pluies, les typhons s’abattant sur le Japon du mois de Juillet jusqu’au mois de septembre ou encore les tremblements de terre.
Bien que les Ishigaki furent longtemps utilisés comme fondations, ils ont peu à peu rempli un rôle de délimitation de terrain, notamment pour retenir la terre des bâtiments construits en hauteur. Le développement d’une recherche esthétique de ce mur traditionnel additionné au fait qu’il était réalisé à partir d’un des cinq éléments naturels ont été les deux raisons qui amenèrent les architectes paysagistes japonais à l’intégrer dans les jardins.
Ils sont également utilisés comme base de Takegaki (paroi en bambou). En effet, réaliser un Ishigaki d’environ 50cm de hauteur servant de base à une paroi en bambou peut s’avérer d’une sensibilité et d’une puissance très prononcée.
D’une conception plus moderne, construire un Ishigaki d’une faible hauteur (1M), et l’intégrer à certains endroits bien déterminés du jardin peut créer une sensation de profondeur exceptionnelle.